Mercredi dernier, le tribunal administratif d’Orléans a rendu un verdict qui risque fort de déplaire aux défenseurs de l’environnement. L’ordonnance se porte sur l’abattage de 60 cervidés qui ont pris refuge dans la propriété d’Epineuil-le-Fleuriel, dans le sud du Cher. Pour Madame Antoinette Kaak, la propriétaire du lieu, et son avocat Monsieur Vincent Lazim, la décision du tribunal est très décevante. Pour eux, cette mesure peut très bien être évitée.

L’absence d’une ouverture de passage comme origine.

Les cervidés avec leurs silhouettes gracieuses ont décoré la propriété de madame Kaak depuis 1989. Mais, suite à la construction de l’autoroute A71, les animaux se sont retrouvés piégés dans les terres de cette habitante du sud de cette localité. La décision des riverains de clôturer leurs champs a amplifié le problème. Madame Kaak a démarché auprès de la préfecture pour une ouverture d’un passage à faunes afin d’assurer la migration des cervidés mais elle n’a pas eu gain de cause. En fait, une promesse lui a été faite en 2005. Le dessin du fameux passage était même réalisé. Mais la mise en œuvre a pris trop de temps.

Comme solution provisoire à ce passage qui a tardé à être construit, la préfecture a proposé la solution d’un planning de prélèvement. Dans un arrêté de 2016, elle a décidé d’augmenter le nombre de bêtes tuées à 60, une décision qui n’a pas plu à la propriétaire de la parcelle boisée, une zone devenue un vrai refuge pour les cervidés. Avec l’aide de son avocat Vincent Lazim, cette dernière a décidé de porter l’affaire devant le tribunal d’Orléans dans le seul but de trouver une issue plus favorable pour les animaux. Mais à priori, c’est la préfecture qui a remporté la victoire.

Les deux tiers de la population de cervidé à tuer.

Pour Madame Kaak, la décision du tribunal d’Orléans d’ordonner le prélèvement de 60 cervidés signifie éliminer toute une population d’animaux qui pourraient bien s’épanouir et se reproduire dans la nature, à condition bien sûr qu’on leur offre la possibilité de se déplacer d’une forêt à une autre. C’est une opinion soutenue certainement par les écologistes. De plus, il se trouve que le nombre de population des cervidés a largement augmenté au cours des 5 dernières années. En effet, si en 2010, on recensait 35 têtes ; en novembre 2016, le dernier recensement annonçait un nombre total de 115 bêtes. Madame Kaak n’est pratiquement pas en faveur de l’abattage des animaux et encore moins sur ses propres terres. Elle envisage de s’adresser au Conseil d’Etat.

En savoir plus sur cette actualité :

Laissez une réponse

Please enter your comment!
Please enter your name here