Tour de France 2026 en Isère : la double ascension de l’Alpe d’Huez, un moment historique
Du 22 au 25 juillet 2026, le Tour de France 2026 en Isère transforme le département en épicentre de la 113e Grande Boucle. Avec trois villes-hôtes — Voiron, Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez — et quatre étapes disputées en partie sur ses routes, l’Isère vit une séquence hors norme, couronnée par une arrivée mythique répétée deux jours de suite au sommet de l’Alpe d’Huez.
Quatre jours de course, trois villes iséroises à l’honneur
Le peloton entre en Isère dès le mercredi 22 juillet. La 17e étape relie Chambéry à Voiron, qui accueille l’arrivée, avant d’endosser le lendemain le rôle de ville-départ vers Orcières-Merlette (étape 18). Le vendredi 24 juillet, la 19e étape (Gap–Alpe d’Huez) parcourt 128 km, dont environ 86 en Isère, en traversant une longue série de communes : Monestier-d’Ambel, Pellafol, Corps, Valbonnais, Le Bourg-d’Oisans, Huez, Villard-Reculas, Auris-en-Oisans ou encore Livet-et-Gavet.
- Étape 17 (22 juillet) : Chambéry → Voiron
- Étape 18 (23 juillet) : Voiron → Orcières-Merlette
- Étape 19 (24 juillet) : Gap → l’Alpe d’Huez, par les 21 virages
- Étape 20 (25 juillet) : Le Bourg-d’Oisans → l’Alpe d’Huez
L’Alpe d’Huez deux jours de suite : une première depuis 1979
C’est la singularité de cette édition : une double arrivée à l’Alpe d’Huez sur deux journées consécutives, du jamais-vu sur le Tour depuis 1979. La 20e étape, longue de 171 km pour plus de 5 000 mètres de dénivelé positif, enchaîne plusieurs géants alpins — la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier — avant une ultime montée inédite par le col de Sarenne (12,8 km à 7,3 %). Pour la première fois, les coureurs franchiront ce col isérois juste avant une arrivée d’étape, offrant à la station un final spectaculaire.
Un héritage qui dépasse la course
Au-delà du sport, l’événement met en lumière un patrimoine que l’Isère cultive toute l’année. Les 21 virages de l’Alpe d’Huez, dont les panneaux numérotés en ordre décroissant indiquent l’altitude, sont apparus pour la première fois sur le Tour en 1952 ; la montée a depuis été gravie plus de trente fois par la Grande Boucle. Cette notoriété nourrit un cyclotourisme devenu structurant pour la vallée de l’Oisans.
Selon les acteurs touristiques locaux, près de 300 cyclistes s’élancent chaque jour à l’assaut de la montée en pleine saison, et la cyclosportive La Marmotte réunit chaque début juillet plus de 7 000 participants. Les cols voisins — Lautaret, Galibier, Glandon, Croix de Fer — complètent un terrain de jeu que peu de territoires peuvent revendiquer.
Ce que le passage du Tour change pour le territoire
Exposition médiatique mondiale, routes remises en valeur, hébergements complets : les élus et professionnels de la montagne iséroise espèrent des retombées durables, notamment auprès d’une clientèle cycliste fidèle et internationale. Il s’agit là d’une prévision, non d’un bilan : l’ampleur réelle des retombées ne se mesurera qu’après l’été. Reste que, pour de nombreux habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes, voir le Tour passer au pied de chez soi demeure un rendez-vous populaire et gratuit, à l’image de l’actualité départementale qui rythme l’été.
Questions fréquentes
Quand le Tour de France 2026 passe-t-il en Isère ?
Le Tour traverse l’Isère du 22 au 25 juillet 2026, avec les étapes 17 à 20 et trois villes-hôtes : Voiron, Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.
Pourquoi la double arrivée à l’Alpe d’Huez est-elle historique ?
Parce que le Tour n’avait plus proposé deux arrivées consécutives au sommet de l’Alpe d’Huez depuis 1979. Les étapes 19 et 20 s’y achèvent à un jour d’intervalle.
Qu’est-ce que le col de Sarenne ?
C’est un col isérois de 12,8 km à 7,3 % de moyenne, emprunté pour la première fois juste avant une arrivée d’étape lors de la 20e étape, comme accès inédit à l’Alpe d’Huez.