Vue large d'un site industriel côtier en travaux de préparation pour la construction de nouveaux réacteurs nucléaires

Nucléaire à Gravelines : feu vert aux travaux préparatoires des futurs EPR2

Un décret publié au Journal officiel le samedi 22 août autorise EDF à démarrer les travaux préparatoires de deux nouveaux réacteurs EPR2 sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord. Cette autorisation environnementale ne permet pas encore la construction des bâtiments nucléaires eux-mêmes, mais elle marque une étape concrète pour ce projet industriel d’ampleur, l’un des plus importants du territoire nordiste depuis des décennies.

Ce que permet réellement le décret

Le texte publié fin août encadre une phase strictement préparatoire du chantier. Il autorise EDF à aménager les plateformes destinées à accueillir les futurs réacteurs, à déplacer le terminal ferroviaire actuellement en service sur le site, à conduire des travaux de terrassement nécessaires à la stabilité des sols, et à mettre en place une enceinte étanche tout autour du périmètre de construction. Une opération de déplacement de la faune et de la flore présentes sur les futures emprises est également prévue avant le début des terrassements. La construction des bâtiments nucléaires proprement dits reste soumise à des autorisations distinctes, encore à venir.

Une étape parmi plusieurs avant la mise en service

Entre cette autorisation environnementale et une mise en service espérée à l’horizon 2038-2039, plusieurs jalons réglementaires majeurs restent à franchir. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit d’abord délivrer une autorisation de création, après un examen technique approfondi du dossier. Viendront ensuite l’autorisation de mise en service, une fois la conformité aux exigences de sûreté démontrée, puis les autorisations de chargement du combustible. Selon les informations disponibles, les premiers bétons nucléaires ne pourraient être coulés qu’à partir de 2028, une fois ces étapes franchies. La décision finale d’investissement pour l’ensemble du programme EPR2, qui ne concerne pas uniquement Gravelines, doit quant à elle intervenir avant la fin de l’année.

Un doublement de puissance sur un site déjà en activité

La centrale de Gravelines exploite aujourd’hui six réacteurs de 900 mégawatts (MW), un parc en service depuis plusieurs décennies sur le littoral du territoire industriel nordiste. Les deux futurs EPR2 afficheront chacun une puissance de 1 600 MW, soit près du double d’un réacteur actuel. Ce choix de localisation s’appuie sur l’existence d’infrastructures déjà en place — raccordement électrique, accès à l’eau de refroidissement, personnel qualifié — qui permettent de limiter certains aménagements par rapport à un site totalement vierge. La préfecture des Hauts-de-France avait déjà, sur d’autres dossiers environnementaux régionaux, rappelé l’attention portée à la qualité de l’air et à l’impact des grandes installations industrielles sur le territoire.

Un chantier suivi de près par les élus et riverains

Comme pour tout grand projet d’infrastructure, les travaux préparatoires font l’objet d’un suivi environnemental spécifique, avec des mesures de compensation pour la biodiversité locale. D’autres chantiers d’ampleur menés récemment en France illustrent cette exigence de suivi, à l’image de l’ouvrage sous la RN3 en Seine-et-Marne, où les riverains ont également été associés aux différentes phases du projet. Sur le plan économique, plusieurs élus locaux et représentants du monde industriel voient dans ce chantier une source d'emplois directs et indirects pour la région, à l’image d’autres projets régionaux de grande envergure qui misent sur l’investissement industriel pour dynamiser leur territoire.

Les prochaines étapes à surveiller

  • Poursuite des travaux préparatoires (plateformes, terrassements, enceinte de chantier) dans les prochains mois.
  • Instruction du dossier de création par l’ASN, préalable à toute construction des bâtiments nucléaires.
  • Décision finale d’investissement pour le programme EPR2 attendue avant la fin de l’année.
  • Premiers bétons nucléaires envisagés à partir de 2028 si les autorisations suivantes sont délivrées.

Le dossier reste suivi de près par les acteurs locaux, entre enjeux d’environnement et perspectives économiques pour le bassin d'emploi du littoral nordiste.

Questions fréquentes

Qu’autorise concrètement le décret du 22 août ?

Il autorise uniquement les travaux préparatoires : aménagement des plateformes, déplacement du terminal ferroviaire, terrassements et mise en place d’une enceinte de chantier. La construction des bâtiments nucléaires nécessite des autorisations distinctes, non encore délivrées.

Quand les deux réacteurs EPR2 de Gravelines pourraient-ils entrer en service ?

Selon les informations disponibles à ce stade, une mise en service est envisagée à l’horizon 2038-2039, sous réserve du franchissement de plusieurs étapes réglementaires, dont l’autorisation de création délivrée par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Combien de réacteurs la centrale de Gravelines compte-t-elle aujourd’hui ?

Le site exploite actuellement six réacteurs de 900 MW. Les deux futurs EPR2 afficheront une puissance de 1 600 MW chacun.

Sources

Usine Nouvelle
France 24
Préfecture des Hauts-de-France

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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