Si vous ne l’avez entendu en fin d’année dernière, vous l’apprendrez ici. Au 1er janvier 2017, les frais bancaires de manière générale ont été revus à la hausse bien que certaines banques attendent quelques mois pour appliquer ces modifications. Ainsi, sur 54 banques, les frais bancaires ont été augmentés de 13% en moyenne, tous types de frais confondus. Aujourd’hui, ces frais annuels représentent une hausse moyenne de 22,50€ ressenti par les usagers.

Cette augmentation se fait de manière plus ou moins forte selon les banques, compte tenu du montant initial des frais qu’elles proposaient en 2016. Prenons l’exemple de la Banque Postale, dont les frais s’élevaient à 6,20€ par an, qui a vu ce montant augmenter de 93%. Cela représente la plus grande hausse du marché mais ne change en rien son statut de banque parmi les plus abordables du marché, avec des frais bancaires de dépôt de seulement 12€. A l’inverse, les frais de la BNP Paribas n’augmentent pas mais cela ne l’empêche pas de rester une des banques les plus chères du marché avec ses 30€ de frais par an. Autres exemples, les frais de tenue de compte du Crédit Mutuel passent à 26€ par an et ceux de la Caisse d’épargne atteignent maintenant les 15€. Le Crédit Agricole quant à lui n’augmente ses frais que de 5% avec donc 12,70€ de tenue de compte en 2017.

Quels frais sont concernés par l’augmentation de 2017 ?

Les frais de tenue de compte sont les premiers concernés. Ce sont les frais que les usagers doivent payer chaque année pour pouvoir disposer de leurs comptes en banques. Cela comprend entre autres la comptabilisation des paiements et des encaissements, la surveillance quotidienne des comptes, la sécurisation des opérations, et la protection des données personnelles. Ces frais n’existent que depuis 2015 pour valoriser le travail de suivi des banquiers et toutes les banques n’en appliquaient pas jusqu’ici. Ils sont appliqués en complément d’autres frais de gestion.

Autres frais concernés, ceux des retraits auprès d’une banque concurrente. Ces retraits sont appelés « retraits déplacés » et engendrent des frais annuels lorsqu’un usager retire plus 5 fois par mois dans une banque concurrente. En moyenne, ces frais sont maintenant facturés 4,5% de plus qu’en 2016.

De manière générale, les frais liés aux cartes bancaires n’ont augmenté que de 3,33% entre 2016 et 2017.

Parmi ces établissements physiques, seul quelques irréductibles ne facturent pas de frais. On compte parmi eux la LCL, quelques caisses régionales du Crédit Agricole, ou encore le Crédit Coopératif.

Causes et conséquences

La principale raison de cette hausse généralisée des frais bancaires est la baisse des taux d’intérêt notamment pour les crédits immobiliers accordés aux particuliers. En effet, la concurrence a permis aux acheteurs de l’immobilier de disposer de taux d’intérêt historiquement attractifs. En contrepartie, les banques ont enregistré moins de marges que les années précédentes et se rattrapent avec l’augmentation de leur frais d’utilisation.

 En conséquence, ce sont les utilisateurs qui sont pénalisés et c’est au final la concurrence du marché qui ne cesse de croitre. Ainsi, à une époque où l’on assiste déjà à l’essor des banques lignes, une telle décision ne fait qu’accélérer les choses. Bien qu’aujourd’hui, encore 80% des clients restent fidèles à leurs banques malgré l’augmentation des frais bancaires, la hausse de frais ne fait qu’ajouter du vent aux moulins des banques en ligne, qui proposent des comptes courant sans le moindre frais de gestion.

Dans tout cela, il ne faut pas oublier que les frais bancaires ne sont pas les seuls concernés par l’inflation générale du pays. On note notamment une augmentation du prix des timbres, du carburant, de l’énergie, des mutuelles, etc.

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