Eure-et-Loir : les docteurs juniors arrivent en renfort face aux déserts médicaux
À partir du 2 novembre, l’Eure-et-Loir va accueillir 18 docteurs juniors en médecine générale, installés dans des cabinets libéraux, des maisons de santé pluriprofessionnelles et des établissements hospitaliers du département. Sur les 20 postes initialement ouverts par les autorités de santé, 18 ont donc trouvé preneur : un signal plutôt encourageant pour un territoire durablement classé parmi les plus sous-dotés de France en matière d’accès aux soins.
Un renfort attendu dans les cabinets dès novembre
Ces jeunes praticiens arrivent dans le cadre d’une réforme nationale des études de médecine générale, qui crée une quatrième année de troisième cycle sous le statut de docteur junior. Contrairement aux internes classiques, ces médecins en fin de cursus sont habilités à consulter et à prendre en charge directement des patients, sous la supervision de maîtres de stage universitaires expérimentés. Concrètement, ils viendront compléter l’offre de soins existante : prise de nouveaux patients, suivi de pathologies chroniques, consultations de médecine générale au quotidien. Pour des habitants qui peinent parfois à trouver un médecin généraliste disponible, l’arrivée simultanée d’une vingtaine de praticiens constitue un apport concret, même si son ampleur reste limitée face aux besoins du département.
Le dispositif « docteur junior », une nouvelle étape de la formation médicale
Au-delà de l’Eure-et-Loir, ce dispositif s’inscrit dans une évolution plus large de la formation des futurs médecins généralistes, pensée pour répondre aux enjeux d’accès aux soins dans les territoires tout en consolidant l’expérience clinique des jeunes praticiens avant leur installation définitive. Il s’ajoute à d’autres outils déjà développés ces dernières années, comme la téléconsultation, qui permet aussi d’alléger la pression sur les cabinets dans les zones les moins pourvues. Les docteurs juniors eurliens exerceront principalement en cabinets libéraux, en maisons de santé pluriprofessionnelles, en centres de santé et dans certains services hospitaliers, avec pour objectif affiché de favoriser, à terme, leur installation durable sur le territoire une fois leur diplôme obtenu.
Eure-et-Loir, un département particulièrement sous doté
Cette arrivée intervient dans un contexte de tension marquée. Selon les derniers indicateurs d’accessibilité potentielle localisée (APL) de la DREES, 12,3 millions d’habitants, soit 18 % de la population française, vivent dans une commune où l’offre de médecine générale reste inférieure à 2,5 consultations par habitant et par an. La région Centre-Val de Loire, à laquelle appartient l’Eure-et-Loir, figure parmi les régions métropolitaines les moins dotées, avec environ 7,2 médecins généralistes libéraux pour 10 000 habitants.
- L’Eure-et-Loir affiche moins de 2,5 consultations disponibles par habitant et par an ;
- Près de 60 % de la population du département vit en zone considérée comme sous-dotée ;
- À l’échelle régionale, environ 35 % des habitants résident dans une commune sous-dotée en médecins généralistes.
Ce n’est pas le seul département de la région confronté à des difficultés structurelles : plusieurs territoires voisins cumulent tensions sur l’accès aux soins et crises liées aux ressources locales, deux sujets distincts mais révélateurs des fragilités d’un territoire rural étendu.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un docteur junior ?
Un docteur junior est un médecin en quatrième année de troisième cycle de médecine générale, habilité à consulter et à prendre en charge des patients sous la supervision d’un maître de stage universitaire.
Où ces 18 docteurs juniors vont-ils exercer en Eure-et-Loir ?
Ils seront répartis entre cabinets libéraux, maisons de santé pluriprofessionnelles, centres de santé et certains établissements hospitaliers du département, à partir du 2 novembre.
L’Eure-et-Loir est-il un désert médical ?
Selon les indicateurs d’accessibilité de la DREES, le département affiche moins de 2,5 consultations de médecine générale disponibles par habitant et par an, avec près de 60 % de sa population en zone sous-dotée.
Sources
- Le 28 – 18 docteurs juniors en médecine générale formés et installés dès novembre en Eure-et-Loir
- France 3 Centre-Val de Loire – L’accès aux soins dans la région en 2026
- Previssima – 3,8 millions de Français vivent dans un désert médical (DREES)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale