Alstom à Belfort : la relance industrielle qui recrute 200 salariés
Dans le Territoire de Belfort, l’usine Alstom vit une rentrée à plein régime. Choisi pour produire une toute nouvelle gamme de locomotives destinées à remplacer un parc diesel vieillissant, le site industriel belfortain annonce dans le même temps l’ouverture prochaine d’un bâtiment flambant neuf et le recrutement de 200 salariés d’ici la fin de l’année. Une dynamique rare pour ce petit département du Grand Est, longtemps marqué par les incertitudes autour de son tissu industriel historique.
Une nouvelle génération de locomotives assemblée à Belfort
Annoncé début septembre, le choix du site belfortain pour fabriquer cette nouvelle gamme de locomotives s’inscrit dans un carnet de commandes particulièrement dense. Le groupe ferroviaire y prépare notamment des rames destinées à l’export – dont un important contrat pour les chemins de fer ukrainiens – aux côtés des besoins domestiques de la SNCF et de la marque Eurostar. Cette diversification permet à l’usine de sécuriser son activité sur plusieurs années, dans un secteur où les cycles de commandes sont longs et les investissements lourds.
Un bâtiment de 4 000 m² derrière la Maison du Peuple
Concrètement, cette montée en puissance s’appuie sur un nouveau bâtiment de 4 000 m², baptisé « 235B », en construction depuis l’automne 2025 juste derrière la Maison du Peuple, le long des voies ferrées. Long de 240 mètres, cet atelier accueillera deux rames simultanément pour les opérations de finition et d’essais avant leur mise en service commerciale, notamment pour les TGV Avelia Horizon. Sa mise en service est annoncée pour l’automne 2026, avec une pleine capacité attendue début 2027. Ce chantier représente à lui seul 10 millions d’euros, sur une enveloppe totale de 30 millions destinée au site belfortain – une part du plan d’investissement national de 150 millions d’euros porté par le groupe.
200 recrutements, et un métier de soudeur en tension
Sur le plan de l'emploi, l’annonce est tout aussi marquante : 200 postes doivent être pourvus d’ici la fin de l’année, avec un objectif affiché de dépasser le seuil des 1 000 salariés sur le site. Les profils recherchés couvrent un large spectre :
- soudeurs-chaudronniers expérimentés, en CDI ;
- monteurs-câbleurs pour les lignes d’assemblage ;
- techniciens d’essais et méthodes industrielles ;
- ingénieurs et personnels logistiques.
La direction du site insiste particulièrement sur la filière soudure-chaudronnerie, présentée comme un métier « noble et essentiel » pour la qualité des trains livrés, mais qui peine à attirer suffisamment de candidats malgré des salaires attractifs. Pour y remédier, l’entreprise multiplie les journées portes ouvertes et les partenariats avec les centres de formation locaux, misant sur une reconversion accélérée vers ces métiers en tension.
Un territoire qui retrouve des couleurs industrielles
Cette embellie chez Alstom ne se joue pas isolément. Elle intervient alors que la France multiplie les annonces de grands projets industriels structurants, à l’image des travaux préparatoires des futurs réacteurs EPR2 de Gravelines dans le Nord, ou encore du méga-projet de parcs d’attractions annoncé dans le Val-d’Oise, tous deux porteurs de plusieurs milliers d'emplois. Pour le bassin belfortain, historiquement bâti autour de la mécanique et de l’énergie, ce regain d’activité chez l’un de ses plus gros employeurs est perçu comme un signal positif pour l’ensemble des sous-traitants locaux, alors même que le secteur industriel français reste sous tension sur de nombreux bassins d'emploi.
Le renforcement du fret ferroviaire pourrait d’ailleurs profiter à d’autres infrastructures régionales, à l’heure où le report modal vers le rail s’impose ailleurs dans le Grand Est – comme l’illustre par exemple le report du trafic de conteneurs du port de Strasbourg vers le rail, faute de niveau d’eau suffisant sur le Rhin. Reste que l’équation recrutement demeure le principal défi pour Alstom à Belfort : sans un afflux suffisant de candidats formés aux métiers manuels de l’industrie, la cadence promise pourrait être plus difficile à tenir que prévu. Les acteurs locaux de l’emploi et de la formation sont d’ores et déjà mobilisés pour accompagner cette dynamique.
Questions fréquentes
Combien de postes Alstom prévoit-il de créer à Belfort ?
L’entreprise annonce 200 recrutements d’ici la fin de l’année 2026, avec l’objectif de faire passer les effectifs du site au-delà des 1 000 salariés.
À quoi servira le nouveau bâtiment 235B ?
Ce bâtiment de 4 000 m², situé derrière la Maison du Peuple, accueillera les opérations de finition et d’essais des rames avant leur mise en service commerciale, notamment pour les TGV Avelia Horizon.
Quels métiers sont les plus recherchés sur le site ?
La filière soudure-chaudronnerie est identifiée comme prioritaire, aux côtés des postes de monteurs-câbleurs, techniciens d’essais et ingénieurs méthodes.
Sources
Le Trois – Belfort : Alstom annonce le recrutement de 200 personnes en 2026
Le Trois – Belfort : le nouveau bâtiment d’Alstom doit être opérationnel fin 2026
L’Usine Nouvelle – À Belfort, Alstom va produire une nouvelle génération de locomotives
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale