Chantier de parc d'attractions vu du ciel, illustration du projet sur le site de l'ancien Mirapolis

Le retour de Mirapolis : trois parcs d’attractions saoudiens dans le Val-d’Oise

L’ancien site de Mirapolis, ce parc d’attractions fermé depuis plus de trente ans à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, s’apprête à connaître une deuxième vie spectaculaire. Un protocole d’accord signé fin août entre l’Élysée et un fonds d’investissement saoudien prévoit la construction de trois nouveaux parcs d’attractions sur cette friche de 55 hectares, laissée à l’abandon depuis la fermeture de Mirapolis en 1991.

Un protocole d’accord signé à l’Élysée

Tout est parti d’un mémorandum de coopération exploratoire, signé en juin dernier lors du sommet « Choose France », entre la France et Qiddiya Investment Company, la branche loisirs, sport et culture du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF). Le 24 août, cette intention s’est transformée en protocole d’accord officiel entre l’Élysée et Qiddiya, formalisant le projet de reconversion du site de l’ex-Mirapolis. Selon les annonces présidentielles, l’opération s’inscrit dans un ensemble plus large d’investissements saoudiens en France, chiffré à six milliards d’euros.

Trois parcs, dont un dédié à l’univers Dragon Ball

Le projet prévoit l’implantation de trois parcs à thème distincts sur l’ancien site, qui accueillait autrefois attractions aquatiques et manèges avant sa fermeture au début des années 1990. L’un d’eux serait consacré à l’univers du manga et de l’animation japonaise Dragon Ball, une première en Europe si le projet aboutit. Au-delà des parcs eux-mêmes, les discussions évoquées portent sur un ensemble de loisirs plus vaste : un circuit destiné au sport automobile, des salles de spectacle et des programmes immobiliers résidentiels, sur le modèle de complexes déjà développés par les investisseurs saoudiens ailleurs dans le monde.

Des retombées économiques et sociales très attendues

Les chiffres avancés donnent la mesure du projet : jusqu’à 22 000 emplois directs pourraient être créés autour du site de Courdimanche. Un chantier de cette taille aurait un effet d’entraînement sur toute la filière du tourisme et des loisirs francilien, à l’image de ce que les retombées économiques du tourisme ont déjà représenté dans l’Aisne, où le secteur a dépassé les 500 millions d’euros de retombées en un an. Un tel afflux d'emplois pourrait aussi profiter à des secteurs connexes, notamment l'emploi dans l’immobilier, avec la construction de logements et de commerces autour du futur complexe.

Un calendrier encore incertain

Si l’accord de principe est désormais signé, aucune date d’ouverture n’a été communiquée. Un projet de cette envergure suppose des études d’impact environnemental, des procédures d’urbanisme et une concertation avec les élus locaux, dont certains ont déjà fait part de leurs interrogations sur l’échelle du projet et son insertion dans le territoire. Reste que la France a multiplié ces derniers mois les grands chantiers structurants portés par des capitaux étrangers, à l’image des travaux préparatoires lancés pour les futurs réacteurs EPR2 de Gravelines, qui illustrent la même logique de grands projets industriels engagés sur plusieurs années.

Questions fréquentes

Où se trouve l’ancien site de Mirapolis ?

Le site se situe à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Le parc d’attractions original y a fonctionné brièvement avant de fermer ses portes en 1991, laissant depuis une friche de 55 hectares.

Qui finance le projet de nouveaux parcs d’attractions ?

Le projet est porté par Qiddiya Investment Company, la filiale loisirs, sport et culture du Public Investment Fund, le fonds souverain saoudien. Un protocole d’accord a été signé le 24 août entre l’Élysée et Qiddiya.

Quand les parcs d’attractions ouvriront-ils ?

Aucune date d’ouverture n’a été annoncée à ce stade. Le projet doit encore passer par des études d’impact, des démarches d’urbanisme et une concertation locale avant tout début de chantier.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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