Cette année, le festival Pharenheit soufflera ses 5 bougies en Normandie. Spectacle de danse contemporaine, initié par le Phare, Pharenheit développera 21 projets et 29 représentations consacrés particulièrement à tous les “déracinés”.

Un évènement engagé et nécessaire.

Comme chaque année, le festival Pharenheit est un rendez-vous incontournable rassemblant plus de 4000 spectateurs. Danses, écritures chorégraphiques et représentations sont les maitres mots du festival. En 2016, le succès était incontestable grâce aux nombreuses actions artistiques initiées par différentes compagnies artistiques. Les invités avaient droit à des projections de films, dix-huit spectacles et vingt-six représentations aussi spectaculaires les unes que les autres. Cette année, du 24 janvier au 4 février 2017, le festival sera basé sur deux principes différents. Tout d’abord, il visera à honorer le territoire normand sous un angle plus artistique et contemporain. Par ailleurs, il pointera du doigt la violence dans le monde, à priori la situation des personnes déracinées. Se sentant impuissants face à ces diverses formes de violence, les artistes n’ont qu’un objectif, apporter leur soutien aux migrants sous un paysage symbolique et purement artistique.

Une couleur chorégraphique différente.

Lors de ce cinquième anniversaire du Pharenheit, le thème sera différent de l’année dernière. Toujours à l’initiative du Phare, centre chorégraphique national du Havre Normandie, le festival sera cette fois-ci dirigé par la fameuse chorégraphe Emmanuelle Vo-Dinh. 29 représentations seront donc au programme, développant éminemment 21 projets différents. Les 19 partenaires invitent les spectateurs à plonger au cœur d’une fête immersive marquée par des formes chorégraphiques plus poétiques et sensibles. Toutes les représentations seront de ce fait reliées à la violence terrorisant le monde. Ayant eu des répercussions sur la vie des artistes, ce contexte assez fâcheux les pousse à se rapprocher des « autres » via des créations plus expressives et engagées.

Un tarif d’entrée moins cher.

Pour attirer plus de spectateurs, incluant les individus en difficulté, les organisateurs proposent un tarif d’entrée plus attractif, 5 euros pour la majorité des spectacles. Bien qu’il soit difficile d’entrer en contact avec ces personnes déracinées, luttant quotidiennement pour leur dignité et leur droit, les artistes souhaitent vraiment favoriser le dialogue et l’échange avec ces personnes.

Selon la directrice du Phare, Solenne Racapé, et Emmanuelle Vo-Dinh, un arrangement a été établi avec l’association d’accueil des migrants ou la Cada. Ces deux organisatrices veulent faire venir quelques migrants au spectacle mais la décision de l’association n’est pas encore définitive. Le déplacement de ce groupe de personnes étant difficile, la discussion avec la Cada est toujours en cours. Malgré cette attente, le festival entamera ses programmes, à l’honneur des créations artistiques signées Sabine Macher, Mylène Benoit, Claire Diterzi, etc. Le 4 février prochain, le festival se terminera au Phare sur un spectacle de Magnetic Ensemble et une after de Fabrizio Rat.

Laissez une réponse

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.