Des manifestations de centaines de salariés ont manifesté ce 23 janvier dans le cadre d’une journée « usine morte » à Bordeaux. Ces derniers sont inquiets de la position du groupe qui n’ a pris aucun engagement pour sauvegarder les emplois de la région.

Plus de 400 salariés mobilisés.

Les salariés ont manifesté dans le centre ville de Bordeaux, devant l’usine de boîte de vitesses de la ville. De l’avis de personnes présentes, l’appel à la grève de l’intersyndicale a plutôt été suivi, puisque 400 à 500 salariés étaient présents devant l’usine. Les manifestants se sont servis de pétards et de banderoles pendant la marche qui les a menés jusqu’à la préfecture de la ville, où une délagation des grévistes a été reçue. Dans la foulée de ces discussions, Pierre Dartout, préfet de Gironde, a fait savoir qu’il s’entretiendra avec les représentants de la firme américaine le 9 février prochain.

Les syndicalistes s’inquiètent du silence assourdissant de Ford quant à la pérennité des emplois de la région. En effet, les projets relatifs à la pérennité de l’usine Ford Aquitaine Industries sont plutôt alarmants. Une liquidation du site est envisageable, et de nombreux emplois seraient logiquement supprimés. Or, selon Philippe Poutou (délégué CGT du site Ford de Blanquefort), la firme fait d’énormes profit actuellement et les actionnaires se remplissent les poches. Ford serait donc capable de préserver les emplois, et les tentatives mises en place pour liquider d’autres sites n’auraient pas d’autre but que d’augmenter les dividendes des dirigeants au détriment des employés.

Un problème plus complexe qu’il n’y paraît.

Pour mieux comprendre ce problème, il faut se rappeler qu’en 2013, la société Ford Aquitaine Industries a signé un accord-cadre avec les collectivités locales et l’Etat visant à conserver plus de 1000 emplois dans la région. En échange, l’Etat devait reverser 12.5 millions d’euros à l’entreprise, tout en finançant des mesures de formation ou de chômage partiel. Mais aujourd’hui, la direction de Ford semble vouloir fermer l’usine, au grand dam des employés.

Dans un communiqué publié ce 23 janvier, Ford rappelait que la pérennité des emplois dans la région dépendait de la demande du marché, et des performances du groupe à l’échelle mondiale. Elle s’engageait aussi à rencontrer les représentants de grévistes pour clarifier un certain nombre de points, et repréciser ses positions. Autant dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge !

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